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Le repoussage du cuir ,
Les méthodes et techniques employées pour mes
créations en cuir :
Bien qu'ayant exercé en maroquinerie , le repoussage du cuir
est une passion qui m'est venue par la suite et que j'ai appris
en parfaite autodidacte. Pour moi , ce n'est qu'une technique de
sculpture en bas relief comme une autre , simplement au lieu de
torturer ma boule d'argile , je l'ai remplacé par du cuir naturel
tannage végétal ( collet végétal, croupon ) et des matoirs , je planche également
sur une technique de 'moulage' ou plutôt d'estampage d'après mes propres
bas reliefs en argile et avec une façon de faire qui m'est propre .
Comme à chaque fois que je désire apprendre , ça passe de façon
systématique par les livres et en particulier les rééditions, j'adore
les vieux livres et arriver au plus près du savoir des anciens.
En ce qui concerne le repoussage, je travaille entre autre avec ce livre ,
"l' Art Moderne du Cuir" aux éditions 'emotion primitive' , qui
est une bonne base :
www.emotionprimitive.com/livres_cuir.htm
On trouve également de nombreux tutos sur le net , forums ou sites
souvent fait par des passionnés , je ne vais donc pas faire un énième
tuto mais juste donner quelques indications sur ma manière de procéder.
Perso , je préfère faire mes propres expériences et comme disaient
les anciens :" il n'y a qu'en forgeant qu'on devient forgeron" , chacun
va trouver un style particulier, une façon de travailler différente , même
si on a tous en commun ces principes de base :
- on travail sur un cuir humidifié
- on reproduit un dessin sur le cuir à l'aide de traceurs
mais un stylo bille qui n'écrit plus peut faire l'affaire .
- on incise ensuite le dessin reproduit sur le cuir avec un outil spécifique
, un couteau à ouvrir.
- une fois ce travail réalisé , on utilise les matoirs pour 'repousser' le dessin
mais d'autres techniques peuvent également être appliquées comme
le repoussage à proprement parlé , terme souvent appliqué aux matoirs
de nos jours alors qu'au siècle dernier , c'était le terme employé pour
accentuer les creux et bosses du dessin initial . Il y avait plusieurs
procédés , en fonction des ateliers, certains utilisaient l'argile ou autres
matières appliquées sous le cuir mais il y a également l'estampage avec
un ou plusieurs moules , soit en creux , soit sous presse .
Le cuir dit "de Cordoue" appelé également Guadamacile lorsqu'il
est d'époque a cet aspect de cuir en relief qui était ensuite doré et peint.
Vous trouverez un article intéressant sur Wikipédia
fr.wikipedia.org/wiki/Cuir_de_Cordoue
-Une une photo prise cet été lors d'une visite des châteaux de la Loire
D'un dossier de chaise en cuir de Cordoue:

- ainsi que le détail d'un coffre ( château de Chaumont sur Loire):

N'est- ce pas splendide !
- vient ensuite la teinture , peinture ou patine .
Toute ces étapes ne sont pas une obligation et certain vont s'arrêter au
ciselage , d'autres vont repousser aux matoirs mais ne teintent pas .....
Encore une fois , c'est juste ma façon de faire , j'aime que tout soit fait
à la main , du patron à la découpe , puis les dessins pour le repoussage
avec toutes les étapes que j'ai décris ci dessus, ensuite mes cuirs sont toujours
teintés , patinés ou peints voir les trois pour certains modèles .
Il en va de même pour les finitions des tranches , teintures plus fer à chaud et
astiquage cire et 'huile de coude' .
Même chose pour la 'couture sellier ' à deux aiguilles plus alêne, réalisée à la main.
Vu que la récup et le recyclage sont mon dada , tous mes cuirs destinés au
repoussage sont des 'premiers' choix mais qui se sont vu refusés pour un
petit défaut ,une maroquinerie ne peux perdre du temps à éviter ces défauts .
Alors qu'il est aisé pour moi de le faire lorsque je procède au découpage
des pièces à l'aide de mes patrons .
J'essaye également d'arriver à mon objectif " zéro déchets" en recyclant les chutes
au maximum .
Quand aux créations en cuir pleine fleur , il s'agit soit de chutes achetées aux
professionnels qui revendent des retailles , soit de vieux blousons , manteaux
ou encore sacs destinés à l'enfouissement, auprès de
particuliers , friperies , amis, famille où issus de mes placards .
Je ne récupère que des cuirs de qualité , pleine fleur qui sont bien sur nettoyés
en profondeur par mes petites mains avant d'être" re-travaillés" .
Le travail du cuir ne s'improvise pas et demande un savoir faire, de bonnes bases,
beaucoup de patience , d'adresse, de la précision , des investissements et surtout de
passion .
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